Son père ne la reconnaît plus pour fille ; son mari ne la reconnaît plus pour femme ; son enfant ne la reconnaît plus pour mère.
Lorsqu’une femme commet une faute sexuelle, son père, son mari et son enfant sont déjà couverts de honte et n’osent plus se montrer devant autrui. Ils craignent de ne pas parvenir à cacher l’affaire. Qui accepterait alors de venir la reconnaître comme sa fille, sa femme ou sa mère ?
Il arrive même qu’une lame pende au-dessus de leurs cous et que l’homme et la femme périssent ensemble.
Quand des relations sexuelles illicites avec la femme ou la fille d’autrui sont découvertes, l’affaire dégénère souvent en meurtre. Il arrive que l’amant et la femme adultère y perdent la vie.
Leurs cadavres sont exposés, leurs os mis à nu ; le déshonneur atteint tout leur clan.
Lorsqu’un meurtre a été commis et que des vies ont été perdues, il faut faire venir les autorités pour examiner les corps. Comment ceux-ci pourraient-ils ne pas être exposés, leurs os mis à nu ? Quand les gens demandent de quel clan étaient ceux qui ont été tués pour avoir commis l’adultère, leurs proches et leur clan n’osent plus non plus se montrer.
De quelle famille vient cette femme, dépourvue de toute éducation ? De quel clan vient cet homme, semblable aux chevaux et aux bœufs ?
« Dépourvue d’éducation » signifie qu’elle n’a pas reçu d’éducation familiale. « Semblable aux chevaux et aux bœufs » signifie pareil à ces animaux, ignorant la bienséance, la droiture et la honte. Quand les gens demandent de quelle famille vient cette femme et de quel clan vient cet homme, toute la famille et tout le clan sont couverts de honte.
S’ils s’offrent des pivoines et cueillent des orchidées, leur liaison se resserre dans le secret.
Ils cueillent tantôt des fleurs de pivoine, tantôt des fleurs d’orchidée, et les offrent secrètement à leur partenaire. Ils agissent avec la plus grande discrétion, sans laisser personne le savoir.