Gardez-vous-en, gardez-vous-en ! Où ces malheurs s’arrêteront-ils ?
« Gardez-vous-en, gardez-vous-en » exprime l’impérative nécessité de s’en abstenir. Si l’on ne s’en abstient pas et qu’on commet la faute, quand cesseront les malheurs et les calamités que l’on attire ? 胡 (hu) exprime l’interrogation ; 底 (di) signifie « s’arrêter ».
Sous le ciel, la multitude des êtres humains appartient à des catégories diverses.
Les êtres humains sont extrêmement nombreux sous le ciel ; leurs rangs et leurs catégories ne peuvent être tous identiques.
Certains, orphelins dès l’enfance et privés d’appui paternel, se rasent la tête et deviennent moines.
L’« appui paternel » est ce sur quoi l’on s’appuie. Un enfant privé de père est dit orphelin : il n’a plus personne sur qui compter. Il ne lui reste qu’à se raser la tête et à entrer dans un monastère pour devenir moine, en s’en remettant à la protection des divinités.
D’autres étudient la Voie dans les montagnes célèbres, quittant la poussière du monde et la vie ordinaire.
D’autres encore ont percé les illusions du monde et ne souhaitent plus vivre avec les gens ordinaires. Il ne leur reste qu’à chercher des montagnes renommées et à apprendre les pratiques de la voie des immortels, afin d’obtenir la longévité.
Leur cœur devrait être ferme comme le fer et la pierre, et les portes de leur retraite de méditation étroitement closes.
Puisqu’ils sont devenus moines bouddhistes ou religieux taoïstes, leur cœur devrait avoir la fermeté du fer et de la pierre. Ils devraient fermer étroitement les portes de leur salle de méditation et ne pas entretenir de relations avec les femmes.