Dizang occupe une place centrale dans l’enseignement sur la délivrance des êtres infernaux. Son vœu exprime la continuité de cette aide, jusque dans les conditions les plus douloureuses. Le livre le présente dans une salle d’enseignement et dans plusieurs lieux de peine. Il ne limite pas ses manifestations à trois domaines : ses réponses parlent de nombreux mondes et d’innombrables formes de présence.
L’ensemble nommé « les trois saints du Sud » dans un titre du livre comprend Dizang, le maître Daoming et le protecteur Mingong. Leurs fonctions sont explicites dans la scène du joyau et du mantra : Daoming reçoit le joyau et récite, tandis que Mingong intervient auprès des agents. Diting, la monture qui prend également la parole, constitue un personnage distinct de ces trois figures. Le texte le décrit comme une manifestation de la nature de Dizang. Les rapprochements visuels avec le dragon ou le qilin éclairent l’art chinois, mais ne remplacent pas cette identité propre ni ne permettent d’inventer son anatomie.
6.4 Guanyin et les formes de l’aide
L’enseignement sur Guanyin met en avant une aide adaptée aux êtres. Le chapitre de la Porte universelle, cité par Yinlü wuqing, parle de formes de manifestation qui correspondent aux conditions de ceux qui peuvent recevoir l’enseignement. Le nom et l’apparence prennent ainsi leur sens dans une relation de secours. La compassion cherche un accès possible à la compréhension et à la pratique.
Le livre applique cette idée à un passage dans lequel la figure reconnue comme la Vierge Marie est interprétée par le magistrat comme une manifestation de Guanyin. Cette association appartient à sa lecture bouddhique de la rencontre. Les traditions chrétiennes et islamiques conservent leurs propres définitions de Marie ; l’association formulée dans le livre n’est pas une identité commune établie entre elles. Pour comprendre l’exposé, il suffit de reconnaître ce que l’ouvrage veut montrer : l’aide peut se rendre accessible sous une forme que le bénéficiaire est capable de recevoir, tandis que sa propre repentance demeure une condition du changement décrit.
6.5 Les dispositions antérieures et l’aide reçue
Le récit d’une libération dans le premier volume réunit plusieurs conditions. Le bénéficiaire avait autrefois pratiqué et conservait certaines dispositions favorables. Son fils accomplissait des actions bonnes et récitait le Sūtra de Dizang en lui en dédiant les mérites. L’aide du bodhisattva rencontrait ainsi des causes déjà présentes. Le texte ajoute le repentir sincère du bénéficiaire lui-même.
Cette réunion est importante pour comprendre la rapidité du changement. Le livre ne décrit pas une faveur accordée sans rapport avec l’histoire de l’être. L’action des proches, les bienfaits antérieurs, la possibilité de recevoir l’enseignement et la transformation actuelle de la personne concourent au résultat. La continuité de la vie apparaît ici dans sa dimension favorable : des actes bons anciens peuvent encore devenir un appui, même après des fautes graves. Ils ne rendent pas ces fautes inexistantes, mais ils participent aux conditions d’une aide.
6.6 Des aides réelles, des résultats différents
Un soulagement ne signifie pas nécessairement une sortie immédiate de l’enfer. Dans le même ensemble de passages, une autre personne reçoit l’effet apaisant du joyau et entend un enseignement, puis retourne au lieu de peine. Le texte lui attribue une possibilité future de rencontrer à nouveau la voie. Le bienfait présent et le résultat ultérieur ne sont pas supprimés parce qu’une libération immédiate n’a pas eu lieu.