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《阴律无情》文化导读 · FR

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Les trois domaines, ou trois mondes, constituent une grande division de l’existence conditionnée dans le vocabulaire bouddhique. Le domaine du désir comprend les conditions dans lesquelles les êtres demeurent liés aux désirs sensibles. Le domaine de la forme désigne des conditions plus subtiles, encore associées à une forme. Le domaine sans forme ne se définit plus par un corps matériel comparable à celui des deux premiers. Le terme « trois existences », ou « trois modes d’existence », peut reprendre cette même division.

Cette classification ne se superpose pas simplement à un étage supérieur, un étage humain et un étage souterrain. Le mot « ciel » peut désigner une condition de renaissance, tandis que les trois domaines précisent un autre niveau d’organisation. Une existence céleste appartient encore à cet ensemble tant que les causes de la renaissance n’ont pas été entièrement dépassées. La distinction prendra toute son importance lorsque le livre parlera de s’élever vers un monde meilleur, puis de se libérer définitivement du cycle. Une amélioration de condition et une délivrance complète ne nomment pas le même aboutissement.

1.7 Les six voies

Les six voies désignent les grandes conditions dans lesquelles les êtres renaissent : les mondes célestes, la condition humaine, les asuras, les animaux, les esprits affamés et les enfers. Les asuras sont associés à des puissances et à des conflits ; les trois dernières voies sont généralement regroupées parmi les voies douloureuses. Le mot « voie » indique ici une condition d’existence. Il ne s’agit pas de six appartenances humaines fixes, ni de six groupes que l’on reconnaîtrait d’après leur profession ou leur milieu social.

Le livre place les animaux dans la même continuité que les êtres humains. Une naissance animale peut succéder à une vie humaine, comme une nouvelle vie humaine peut devenir possible après d’autres conditions. Cette proximité donne une portée particulière à la protection de la vie. Un animal ne se réduit pas à une ressource mise à disposition de l’humanité : il appartient lui aussi à l’ensemble des êtres sensibles. La compassion s’étend donc à des formes de vie très différentes, tandis que l’occasion humaine de comprendre et de pratiquer reçoit une importance particulière.

1.8 Le monde des morts et la condition des esprits

Le monde souterrain n’est pas composé uniquement de lieux de supplice. Yinlü wuqing y décrit aussi des administrations, des salles d’enseignement et un quartier où vivent des esprits qui ne subissent pas de peine infernale. Le mot « monde des morts » désigne donc un ensemble plus large que le mot « enfer ». La condition des esprits relève, pour sa part, d’une catégorie de la renaissance. Un lieu administratif, un quartier résidentiel et une voie d’existence répondent à des questions différentes.

Dans la partie consacrée au quartier résidentiel, les habitants se déplacent, échangent des biens et se nourrissent. Le magistrat leur attribue une durée de vie allant de trois cents à mille cinq cents ans et explique que certains peuvent quitter plus tôt cette condition grâce à la pratique. Ces indications appartiennent à la description particulière du livre. Elles montrent surtout que la continuité après la mort reste une vie avec sa durée, ses besoins et ses possibilités de changement. L’absence de supplice n’y constitue pas encore une délivrance définitive.

1.9 L’état intermédiaire et la naissance suivante

Entre la fin d’une vie et une nouvelle naissance, le livre emploie aussi le vocabulaire de l’état intermédiaire. Il cite un passage du Sūtra de l’entrée dans le sein maternel, inclus dans le Grand Recueil des joyaux. Cette citation décrit un être orienté vers une condition de naissance selon ses actes antérieurs. L’entrée dans une famille suppose également une rencontre entre les causes propres à l’enfant et celles de ses parents.

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