Aujourd’hui, dans le monde humain, beaucoup de jeunes consultent ce genre de sites pornographiques sur ordinateur. Quiconque s’abandonne au désir sexuel compromet nécessairement et directement son développement sain sur tous les plans : le corps, le cœur et l’esprit. Chaque jour, les êtres humains vivent en s’appuyant sur leurs pensées et leurs intentions. Les pensées et les intentions mettent les actes en mouvement ; les actes créent un karma bon ou mauvais ; ce karma détermine le destin ; le destin engendre la force karmique ; cette force karmique produit la nécessité de subir une rétribution.
La consultation fréquente de sites pornographiques obscurcit la pensée et fait perdre sa lucidité dans la conduite des affaires. Ses effets sur les enfants sont particulièrement étendus et ruinent la précieuse occasion de pratiquer la voie dans une existence humaine. Comme le dit l’adage, « au-dessus du désir charnel est suspendue une lame ». De l’Antiquité à nos jours, en Chine comme ailleurs, combien de personnages célèbres, de généraux et de soldats n’ont pas réussi à surmonter l’épreuve du désir charnel !
Le magistrat de l’au-delà dit : « Tout d’abord, chaque consultation de livres ou de sites pornographiques réduit les bénédictions et la durée de vie. Si l’on va ensuite plus loin en commettant d’autres inconduites sexuelles, celles-ci les réduisent également : cela équivaut à un suicide lent.
Aujourd’hui, la technologie est développée dans le monde humain ; même les petits enfants utilisent des ordinateurs, et beaucoup consultent des sites pornographiques. Certains le font à l’insu de leurs parents, parce que ceux-ci ne savent pas eux-mêmes utiliser un ordinateur et laissent leurs enfants apprendre seuls, sans jamais s’en enquérir. Ils sont aussi très occupés chaque jour par leur travail et n’ont absolument pas de temps libre pour s’occuper des affaires de leurs enfants. D’autres, plus à l’aise financièrement, emploient une personne pour s’en occuper, mais celle-ci ne s’en charge pas nécessairement comme il le faudrait. Ces parents verront donc eux aussi leurs bénédictions diminuer. On ne peut pas dire qu’on ne savait pas et s’en désintéresser : élever sans éduquer, c’est la faute du père. Les parents doivent veiller eux-mêmes à l’éducation de leurs enfants et à leur croissance saine. Quant à ceux qui savent parfaitement ce qui se passe, mais ne l’interdisent pas, ou qui laissent leurs enfants regarder en considérant cela comme de l’éducation sexuelle, certains disent même que les temps ont changé, que notre époque est ouverte et que les écoles proposent des cours d’éducation sexuelle obligatoires dès la petite enfance. Ce sont des vues gravement erronées. Les autorités de l’au-delà espèrent que vous, Ayu, après cette visite des enfers, retournerez dans le monde humain pour avertir les êtres sensibles de quitter les voies mauvaises et de revenir à la droiture, de chérir les quelques dizaines d’années de leur vie humaine, d’accomplir davantage d’actions bénéfiques aux mœurs et aux cœurs, et de ne pas se livrer à des activités nuisibles à autrui comme à eux-mêmes. Sinon, dès qu’un souffle ne viendra plus, ils mourront et viendront me voir ! »
J’entends déjà des hurlements : ce sont les êtres de l’enfer des Yeux aux éclairs électriques qui subissent de cruels supplices. Cet enfer est équipé de nombreux grands ordinateurs munis de mécanismes, un ordinateur par esprit. Il y a des choses à voir sur ces ordinateurs, et chaque esprit regarde le sien. Tant qu’ils ne regardent pas, tout va encore ; mais dès qu’ils regardent, ils poussent de grands cris de douleur.
Un esprit masculin est très jeune : il paraît avoir vingt et quelques ans. Son ordinateur projette des éclairs électriques rouges en forme de crochets, qui s’accrochent directement à ses deux yeux et lui arrachent les globes oculaires en les tirant vers l’extérieur. Du sang frais couvre le sol ; cet esprit masculin manifeste une douleur et une détresse extrêmes ! C’est la rétribution pour avoir regardé sur des sites des films et des images pornographiques, lu des romans pornographiques, entre autres.
Le magistrat de l’au-delà explique que cet esprit masculin avait commencé dès l’enfance à consulter des sites pornographiques et qu’il se masturbait aussi. Comme il commettait ces fautes très fréquemment, il a vite épuisé les bénédictions de toute sa vie et est tombé en enfer. Ses parents sont encore dans le monde humain, où ils pleurent à grands cris la perte douloureuse de leur fils bien-aimé.
À côté, un esprit coupable est assis sur une table et lit un livre pornographique. Il subit le même supplice, aussi grave que celui des yeux arrachés par des crochets que je viens de voir, mais à un rythme un peu plus lent. Je demande au magistrat de l’au-delà pourquoi le rythme du supplice diffère. Il répond : « Ceux qui consultent des sites pornographiques sur ordinateur en regardent généralement une grande quantité en peu de temps, et y passent aussi des périodes relativement longues ; ceux qui lisent des livres, des revues illustrées ou des romans pornographiques, en revanche, ne disposent que de ces quelques ouvrages en nombre limité. Si, de leur vivant, les êtres n’en ont pas beaucoup regardé, puis ont pris conscience de leur faute, s’en sont repentis et ne l’ont plus commise ; si, faisant ensuite le contraire, ils diffusent activement ce texte qui exhorte au bien, encouragent les êtres à ne plus consulter de sites, de disques ni de livres pornographiques, et utilisent leur propre argent pour acheter autant que possible des livres et des disques pornographiques, qu’ils brûlent ensuite, compensant ainsi leurs fautes par leurs mérites, ils pourront être dispensés de la rétribution de cet enfer. »
Le magistrat de l’au-delà déclare sévèrement : « Les êtres qui subissent leur rétribution dans l’enfer des Yeux aux éclairs électriques doivent généralement se rendre ensuite dans d’autres enfers de l’Inconduite sexuelle pour continuer à y subir des peines. Ceux qui commettent les fautes de masturbation, de rapports à un moment inapproprié, en un lieu inapproprié ou par une voie inappropriée seront assurément jetés après leur mort dans l’enfer des Boulettes de fer à avaler, celui de l’Étreinte des colonnes de cuivre, celui de Yanhua Fangun et d’autres encore, ainsi que dans les divers enfers des Rapports par des voies inappropriées, pour y être suppliciés. »
Nous nous arrêtons ici pour aujourd’hui. Je prends respectueusement congé du magistrat de l’au-delà !