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《阴律无情》

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Le volume jaune clair consigne tous les événements heureux ou malheureux, les calamités et les bénédictions vécus par les esprits avant leur mort. Le magistrat de l’au-delà tient également un Registre de la vie et de la mort rouge sombre, qui contient des renseignements détaillés sur les corps spirituels du monde souterrain. Sa présentation et sa reliure sont identiques à celles du volume jaune clair ; seule la couleur diffère.

2/ Ainsi, tout était déjà écrit depuis longtemps ! — Le code du destin humain et l’allongement ou le raccourcissement de la vie : consulter le Registre de la vie et de la mort pour découvrir les secrets célestes !

Merci pour la bénédiction de la puissance du Bouddha ! Je pars sur le lotus blanc !

Amitābha ! Moi, Ayu, je joins les paumes et salue le magistrat de l’au-delà !

« Monsieur le magistrat ! J’aimerais vous poser quelques questions aujourd’hui. On raconte que certaines personnes vivantes peuvent consulter le Registre de la vie et de la mort dans le monde souterrain. Est-ce vrai ? Ce registre existe-t-il réellement, et de quel genre de livre s’agit-il ? J’ai entendu dire que la divination pratiquée chez les vivants permet de connaître les événements qui y sont consignés. Est-ce exact ? Les quantités de nourriture que l’on mangera et de vêtements que l’on portera sont-elles fixées avant la naissance ? Si la durée de la vie est déjà déterminée à la naissance, le fait, par exemple, de prendre soin de sa santé, de mener une vie régulière, de manger avec mesure ou de faire davantage d’exercice peut-il allonger cette durée initialement fixée ? Ou est-il absolument impossible de changer ce qui a été fixé ? Peut-on modifier son destin ? Une demande de prolongation de la vie peut-elle être exaucée ? Y a-t-il une limite quantitative à l’allongement ou au raccourcissement de la vie ? Merci, monsieur le magistrat ! »

Le magistrat de l’au-delà répond : « Il existe effectivement, dans le monde des vivants, des personnes qui peuvent venir consulter le Registre de la vie et de la mort dans le monde souterrain. Celles qui le peuvent ne sont bien entendu pas des personnes ordinaires ; elles réunissent nécessairement des causes et conditions particulières. Les vivants dont la vie n’est pas arrivée à son terme ne peuvent pas venir dans le monde souterrain. Ceux qui y viennent appartiennent principalement à deux catégories. Les premiers sont amenés par la force de leur karma : ayant commis de leur vivant diverses mauvaises actions conduisant aux enfers, ils viennent en subir la rétribution karmique sans pouvoir en décider eux-mêmes. En résumé, leurs fautes relèvent des trois catégories du karma du corps, de la parole et de l’esprit. Le karma du corps comprend trois grandes catégories : tuer, voler et commettre des actes d’inconduite sexuelle. Le karma de la parole en comprend quatre : mentir, tenir des propos frivoles, proférer des paroles malveillantes et semer la discorde par la parole. Le karma de l’esprit en comprend trois : l’avidité, la colère et l’ignorance. 30

Les êtres du monde des vivants qui ont commis les trois fautes du corps, les quatre fautes de la parole et les trois fautes de l’esprit que je viens d’évoquer voient leur âme retourner dans le monde souterrain à la fin de leur vie. Je n’en donne ici qu’un aperçu général et succinct ; il existe encore de nombreuses subdivisions que je ne détaillerai pas ici. Il y a aussi les êtres dont les actes, de leur vivant, n’étaient ni bons ni mauvais dans l’ensemble, le bien et le mal s’y partageant à égalité. Au terme de leur vie, ils renaissent dans le quartier des gens ordinaires de la voie des esprits. Ils appartiennent eux aussi à la première catégorie.

Les seconds viennent grâce à la puissance du Bouddha, à la force de leurs vœux et à celle de leurs bénédictions et de leur vertu. Ces vivants sont nécessairement des pratiquants investis d’une mission particulière dans le monde humain. Ils observent rigoureusement les purs préceptes, vont partout où les circonstances les conduisent secourir ceux qui souffrent et permettent aux êtres sensibles de quitter la souffrance et d’atteindre le bonheur. Pour délivrer les êtres, ils diffusent partout le Dharma authentique. Lorsqu’il s’agit de secourir les êtres, ces pratiquants peuvent venir consulter le Registre de la vie et de la mort dans le monde souterrain, mais de tels cas sont extrêmement rares. 30

Dans le monde souterrain, le Registre de la vie et de la mort relève de l’administration du magistrat de l’au-delà, qui le tient habituellement entre ses mains. Il consigne l’importance, faible ou grande, des bénédictions de chacun : les quantités de nourriture qu’il mangera et de vêtements qu’il portera, ses terres, sa demeure et ses biens familiaux, ses parents, ses frères et sœurs et les membres de sa parenté, ses maladies, ses catastrophes et ses épreuves, ainsi que la durée de sa vie. Tout y est noté en détail.

Par exemple, telle personne arrivera au terme de sa vie en telle année, tel mois, tel jour, à telle heure et telle minute, en tel endroit. Tout cela est inscrit dans le Registre de la vie et de la mort avant même sa renaissance dans le monde humain et ne peut être modifié arbitrairement. Pour y apporter un changement, il faut disposer des données fournies par les divinités nées avec chaque être, puis obtenir l’approbation du souverain suprême de l’au-delà, le roi Yan. C’est seulement alors que la modification peut avoir lieu.

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