Je repars sur le lotus blanc !
9/ Le Bouddha enseigne en personne : gaspiller nourriture et boissons conduit inévitablement à souffrir dans les enfers !
Le Bouddha dit : « Même la douleur des blessures de lance multipliée par cent millions, puis par cent millions, puis par dix mille, n’égale pas la douleur éprouvée dans le Niraya. Une petite pierre dans la main représente la douleur de trois cents blessures de lance ; une montagne représente celle du Niraya. L’insensé nourrit de mauvaises pensées, prononce de mauvaises paroles et commet de mauvaises actions ; après sa mort, il tombe dans le Niraya. Là se trouvent des démons bestiaux qui traînent les êtres devant eux, accrochent leur gencive supérieure avec un crochet, puis leur mâchoire inférieure avec un autre, leur écartent complètement la bouche et y versent du cuivre fondu. Lèvres, langue, intestins et estomac sont brûlés et désagrégés ; le cuivre traverse ensuite le corps et ressort par le bas. La douleur atroce est insupportable. De leur vivant, ces êtres recherchaient les richesses et les profits et faisaient mauvais usage de la nourriture et des boissons ; c’est pourquoi on leur verse du cuivre fondu dans la bouche. Telles sont les souffrances du Niraya. Les démons du Niraya saisissent les êtres, accrochent leurs mâchoires supérieure et inférieure, leur écartent complètement la bouche, puis leur enfoncent un pilon de fer brûlant dans la gorge. Lèvres, langue, intestins et estomac sont brûlés et désagrégés ; la douleur atroce est insupportable. Comme leurs fautes ne sont pas encore expiées, ils ne meurent pas. Telles sont les souffrances du Niraya. » (Sūtra du Niraya enseigné par le Bouddha, traduit sous les Jin orientaux par Zhu Tanwulan, moine des contrées occidentales.) 37
Jiadong dit : Préparer des aliments malpropres et les donner à manger aux autres suscite nécessairement leur colère ; les divinités aussi le détestent. Jeter des aliments souillés revient tout autant à gaspiller les dons de la nature. Gaspiller l’eau et les boissons en les déversant dans les fossés ou les latrines crée véritablement du mauvais karma. Une vieille femme nommée Qiu mourut de maladie, puis revint à la vie. Elle raconta être arrivée dans un endroit où se trouvaient deux bateaux chargés d’aliments souillés jetés au rebut. Un démon la fouetta en disant : « Voilà ce que tu as gaspillé durant ta vie. Comment pourrais-tu être dispensée de le manger ? » La vieille femme se força à en avaler quelques bouchées, sentit aussitôt son ventre se remplir et revint à elle, terrifiée. Son récit achevé, elle mourut. (Commentaire du Traité des rétributions.) 155
Réprimande pour avoir jeté des résidus de tofu
Qui gaspille les dons du Ciel connaîtra nécessairement le malheur. Qui méprise les cinq céréales est souvent frappé par la foudre. Voir chiens et porcs consommer la nourriture des humains affligeait profondément Mencius. Pour avoir poussé le luxe jusqu’à faire du vin un étang et des viandes une forêt, le roi des Shang perdit son royaume. Les anciens avalaient même de la lie et du son ; or, ces résidus de tofu sont bien meilleurs que le son. Le bodhisattva se nourrissait encore d’herbes et de fruits ; comment les herbes pourraient-elles égaler la saveur de ces résidus de tofu ? Pourquoi donc vous abandonner à l’arrogance et au luxe, tels les fils prodigues d’une riche famille ? Pourquoi cet aveuglement et cet égarement, semblables à ceux d’un nourrisson dans ses langes ? Il faut d’abord mettre le moulin sous scellés en guise de punition ; ensuite, il faudra briser la marmite pour interdire définitivement cette pratique. (Écrits posthumes du maître Yunqi, volume III.)
10/ Le Bouddha dit : s’attacher aux mets délicieux et manger jusqu’à l’excès expose à tomber dans les mauvaises destinées !
Le Bouddha dit : Pour le pratiquant, il existe onze causes et conditions qui détruisent la Voie ; les maîtriser empêche de tomber dans les mauvaises destinées. Ce qu’il convient de ne pas connaître désigne les dix mille choses. Premièrement, les grands rassemblements, c’est-à-dire les foules. Deuxièmement, manger beaucoup, c’est-à-dire rechercher toutes sortes de mets délicieux, mais aussi manger jusqu’à être trop rassasié. Troisièmement, multiplier les activités, c’est-à-dire multiplier les occupations. Quatrièmement, faire beaucoup de bruit, c’est-à-dire beaucoup parler. Cinquièmement, dormir beaucoup. Sixièmement, les réunions, c’est-à-dire au cours de la méditation. Septièmement, les pratiques habituelles, c’est-à-dire les nombreuses affaires. Huitièmement, l’attachement au corps. Neuvièmement, la légèreté, c’est-à-dire les propos contraires au Dharma. Dixièmement, l’avidité, c’est-à-dire les nombreux désirs. Onzièmement, ne pas aimer habiter un lieu propice au bien, c’est-à-dire vivre parmi les personnes mauvaises. Celui qui pratique la Voie doit rompre avec ces onze causes et conditions ; il atteindra rapidement la Voie. (Sūtra des stances et des phrases sur la contemplation intérieure du corps, enseigné par le Bouddha.) 38
11/ Les bénédictions et les années de vie péniblement accumulées sont ainsi sacrifiées en pure perte à la cigarette !
Gratitude pour la protection et le soutien de la puissance du Bouddha ! Je pars sur le lotus blanc !