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《阴律无情》

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La divination pratiquée chez les vivants permet de connaître les événements consignés dans le Registre de la vie et de la mort. Il suffit au devin de disposer des huit caractères exacts correspondant à la naissance d’une personne pour calculer les événements favorables et défavorables, les bénédictions et les calamités de toute sa vie. Mais il peut seulement les calculer, sans pouvoir les changer. Dans le monde des vivants, on trouve partout des gens qui prétendent pouvoir modifier le destin, la fortune, le mariage, la carrière et ainsi de suite. Pour la plupart, il s’agit d’une démarche commerciale visant à soutirer de l’argent. Beaucoup de gens, frappés par la précision avec laquelle un devin décrit des événements de leur passé, le nombre de leurs proches ou d’autres choses semblables, pensent avoir rencontré un être exceptionnel. Certains devins maîtrisent effectivement les arts divinatoires et peuvent faire ces calculs ; mais, dans bien des cas, c’est en réalité un esprit qui les possède. 142

Les esprits possèdent des facultés surnaturelles, notamment celle de lire dans l’esprit d’autrui, et peuvent connaître les pensées de la personne qui consulte ainsi que certains événements de son passé. Mais les vivants sont totalement incapables de faire la distinction. Ils se félicitent même d’avoir rencontré un être exceptionnel et obéissent dès lors au devin au doigt et à l’œil. Commence ensuite toute une série de prétendues prestations visant à améliorer globalement leur destin : modifier leur chance, améliorer leurs relations, leur réussite professionnelle, leurs perspectives de mariage ou leur santé, installer des dispositifs de feng shui, et ainsi de suite. Ils ne se rendent pas compte qu’après avoir dépensé de grosses sommes et perdu beaucoup de temps, leur destin fixé d’avance n’a en réalité pas changé le moins du monde. Les catastrophes surviennent tout de même, ils tombent encore malades et, à la fin, ils doivent toujours mourir.

Pour changer son destin, il ne faut pas chercher un devin qui le modifierait à notre place : si l’on veut vraiment le réécrire, c’est sur soi-même qu’il faut compter. Accomplissez davantage de bonnes actions méritoires et œuvrez vous-mêmes à accroître vos bénédictions ; vous n’aurez alors plus besoin de consulter un devin. Avec des bénédictions, vous trouverez naturellement des personnes pour vous aider, et obtiendrez satisfaction en matière de santé, de famille, de carrière, de mariage, etc. Les autres peuvent tout au plus vous adresser des rappels. C’est à vous-mêmes qu’il revient de faire réellement le bien, de le garder constamment à l’esprit et de vous y appliquer matin et soir sans interruption. Alors, le destin fixé d’avance pourra changer et votre Registre de la vie et de la mort pourra commencer à être réécrit !

Ayu, tu dois savoir que, même si certaines personnes prennent soin de leur santé toute leur vie, mènent une vie régulière, mangent avec modération, dorment suffisamment et font beaucoup d’exercice, aucun de ces facteurs n’augmentera la durée de vie qui leur a été initialement attribuée : ils ne peuvent absolument pas changer ce qui est fixé. Bien entendu, en prenant bien soin de son corps au quotidien, on subira naturellement moins de souffrances physiques dues aux maladies.

En réalité, la grande majorité des êtres ne parviennent pas à modifier considérablement leur destin. Tout au long de leur vie, ils avancent vers la mort sans rien d’exceptionnel, puis poursuivent leur transmigration dans la voie correspondant à leur karma. Bien sûr, lorsqu’un être fait le bien, même s’il ne s’agit que d’une action apparemment minuscule et insignifiante, pourvu qu’il ait véritablement l’intention d’être utile à autrui, la rétribution favorable qu’il en recevra plus tard pourra être immense et transformer ainsi son destin. Deux sortes de personnes peuvent infléchir la trajectoire d’un destin fixé d’avance : celles qui font un très grand mal et celles qui font un très grand bien. Les personnes profondément mauvaises descendent tout droit après leur mort, directement dans les enfers, pour y subir leur rétribution. Les personnes d’une très grande bonté, quant à elles, émeuvent le Ciel par leur piété filiale, accumulent de nombreux mérites cachés et secourent ceux qui souffrent ou sont en détresse. Leurs bénédictions s’accroissent sans mesure ni limite ; elles peuvent ainsi dépasser le destin qui leur était initialement fixé et s’élever peu à peu, puis renaître après leur mort dans le monde céleste pour y goûter bonheur et félicité.

Quant à ta question sur la possibilité de demander une prolongation de vie, cela peut être obtenu. Mais l’augmentation de la durée de vie a des limites, et il faut la demander conformément aux principes et au Dharma. Cela signifie que, si nous sommes en mauvaise santé et avons besoin d’aliments supplémentaires pour nourrir notre corps matériel, nous ne devons absolument pas porter atteinte à la vie des animaux pour nourrir ce corps. Le Ciel a la vertu de chérir la vie. Nuire ainsi à la vie d’autres êtres pour entretenir la sienne est strictement interdit et proscrit par les lois de l’au-delà. Non seulement on ne pourra pas prolonger sa vie, mais on contractera encore une dette de vie qui attirera de mauvaises conséquences à l’avenir. Ceux qui demandent à prolonger leur vie doivent se rappeler qu’il leur faut avant tout être végétariens. Comment pourrait-on vivre longtemps en portant atteinte à la vie d’autrui ? L’être dont la vie a été prise éprouvera nécessairement une profonde indignation et guettera certainement l’occasion de se venger. Le végétarisme est donc la pierre angulaire de la prolongation de la vie. Il faut aussi éveiller une grande compassion pour sauver tous les êtres, les délivrer de la souffrance et les conduire au bonheur, susciter le vaste esprit d’Éveil pour libérer tous les êtres, et pratiquer toute sa vie le végétarisme et la libération d’êtres vivants. Si l’on y parvient véritablement, la durée de vie inscrite au Registre de la vie et de la mort augmentera à coup sûr. Quant au nombre d’années ajoutées, il dépendra de l’ampleur de l’intention et de la quantité de mérites.

Dans le Registre de la vie et de la mort que je détiens, certaines personnes ont obtenu une prolongation de vie sans l’avoir demandée. Parmi elles se trouvent des êtres ordinaires qui n’ont pas formé une grande aspiration à sauver les êtres sensibles. Simplement, mus par un élan sincère et le désir d’aider autrui, ils ont vu une injustice sur leur chemin ou éprouvé de la compassion à un moment critique, et sauvé la vie d’un être en détresse. Ces êtres verront tous leur acte signalé dans les rapports périodiques des divinités nées avec eux et obtiendront ainsi une prolongation de vie. Mais eux-mêmes ignorent que leur durée de vie a été augmentée. Dans ce genre de cas, la prolongation est généralement de 6 à 12 ans. Certains êtres ont accumulé une quantité particulièrement importante de mérites cachés et ne pourront peut-être pas en épuiser les bienfaits en une seule vie. Ceux-ci seront alors répartis sur plusieurs vies successives, au cours desquelles ils jouiront de la rétribution d’une longue vie. La durée de la vie humaine est fixée ; les récompenses et les châtiments prévus par les lois de l’au-delà ne transgressent pas les lois naturelles. »

Je souhaite alors poser une autre question au magistrat de l’au-delà : « Dans les écritures, le Bouddha enseigne à tous de manger moins et de dormir moins, voire de ne pas dormir, pour se consacrer à la pratique spirituelle. Cela peut-il avoir des effets sur la santé et la durée de vie ? »

Le magistrat de l’au-delà répond : « Le Bouddha est un pratiquant doté d’une grande sagesse dans l’univers. Le chemin de pratique que nous suivons, il l’a lui-même parcouru pas à pas. Puisqu’il l’a déjà traversé, il sait naturellement comment enseigner à tous à avancer sur ce chemin. Pratiquer selon cet enseignement du Bouddha ne nuit ni à la santé ni à la durée de vie. Seuls les actes fautifs du corps, de la parole et de l’esprit, ou encore le fait de ne pas prendre soin de son corps au cours de la vie, de boire et de manger à l’excès sans discernement, d’inverser le jour et la nuit, de perdre le contrôle de ses émotions, et autres causes semblables, peuvent affecter la durée de vie. 31

Manger moins et dormir moins est une très bonne manière de prendre soin du corps. En réalité, nous autres humains pouvons nous passer de nourriture et de sommeil. Si une personne parvient à accorder son souffle à la nature à chaque instant de conscience et à réaliser l’unité du Ciel et de l’être humain, elle jouira naturellement de la santé et de la longévité. Elle pourra alors se passer de nourriture et de sommeil, et retrouver la lumière qui était la sienne avant de s’incarner. Mais les gens ordinaires n’y parviennent pas. C’est pourquoi le Bouddha enseigne à tous de progresser par étapes, en commençant par manger moins. Manger moins amène naturellement à dormir moins, puis à ne plus dormir pour pratiquer avec assiduité. 31

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