Gratitude pour les bénédictions de tous les bouddhas ! J’ai bien failli ne pas pouvoir écrire mon article aujourd’hui. Ces derniers jours, de nombreux obstacles se sont dressés pour empêcher Ayu de se rendre en enfer ; à peine l’un s’apaisait-il qu’un autre surgissait. D’abord, l’ordinateur a eu un problème et je ne pouvais plus saisir de texte. Ensuite, des êtres non humains ont profité de mon sommeil pour me perturber violemment et épuiser mon souffle vital originel. J’ai alors commencé à me sentir un peu fiévreuse, avec des maux de tête et une grande fatigue. Ce matin, j’étais déjà enrhumée. Chaque fois que j’ai un rhume, il me faut au moins sept jours pour guérir si je récite les mantras avec assiduité ; sinon, il me faut un demi-mois.
Tout à l’heure, par la force de ma pensée, je me suis dit que la maladie ne m’abattrait certainement pas aujourd’hui, que je devais absolument aller en enfer et écrire mon article ; je croyais fermement en ma capacité d’y parvenir. Je me suis donc assise et j’ai commencé à réciter le mantra du Paon. Au bout d’environ 30 minutes, la fièvre est tombée, mon nez ne coulait plus, ma gorge commençait à être moins douloureuse et ma tête ne me faisait plus mal. Le rhume avait déjà commencé à s’améliorer. Ma gratitude est infinie pour les bénédictions de Mahāmāyūrī et de tous les bouddhas des dix directions. Moi, Ayu, je ferai assurément de mon mieux pour bien accomplir ce travail sacré et rendre ainsi au Bouddha ses bienfaits ! Sinon, je serais indigne de la protection de tous les bouddhas ! 77
Je pars sur le lotus blanc. Monsieur le magistrat, Amitābha !
Aujourd’hui, le magistrat m’emmène visiter l’un des enfers de l’Inconduite sexuelle : l’enfer des Âmes de l’au-delà et des Fleurs d’épées. 12
Je demande au magistrat : « Qu’est-ce que l’enfer des Âmes de l’au-delà et des Fleurs d’épées ? » 12
Le magistrat répond avec gravité : « Cet enfer concerne les êtres dont la durée de vie n’est pas encore achevée et qui, dans le monde des vivants, s’adonnent avec obsession à la masturbation et à l’inconduite sexuelle. Les hommes changent délibérément de partenaires féminines chaque jour ou fréquemment, et en sont encore tout fiers ; les femmes changent délibérément de partenaires masculins chaque jour ou fréquemment, et s’imaginent encore que cela les rend remarquables. Ces êtres qui enfreignent le précepte contre l’inconduite sexuelle et s’y abandonnent troublent gravement l’équilibre des souffles droits du yin et du yang entre Ciel et Terre. En effet, à chaque rapport sexuel, leurs pensées émettent beaucoup de souffles de désir liés à l’inconduite sexuelle. Ces souffles pervers attirent des fantômes, des esprits et d’autres êtres de ce genre, et ceux qui ont ces rapports subissent secrètement des dommages sans s’en rendre compte. Lorsque ces souffles pervers deviennent trop nombreux et trop puissants, au point de constituer une force extrêmement vaste, d’innombrables catastrophes de toutes sortes surviennent nécessairement dans le monde humain pour les contrebalancer et rétablir l’équilibre.
Les humains portent gravement atteinte aux lois naturelles de l’univers, et aucune loi du monde des vivants ne les sanctionne pour cela. Les lois de certains pays occidentaux vont même jusqu’à approuver la légalisation du concubinage et d’autres pratiques de ce genre. Les auteurs de telles lois doivent subir des rétributions infernales sans mesure ni limite ; ce n’est qu’après l’abrogation complète de ces lois dans le monde des vivants qu’ils pourront en finir avec ces fruits karmiques infernaux. Comme on le dit : les bodhisattvas redoutent les causes, les êtres ordinaires redoutent les effets. Chaque jour, dans chacun de nos actes, nous devons respecter la loi des causes et des effets et prendre garde qu’un instant de négligence ne nous attire de mauvaises rétributions dans les vies futures. Dans l’au-delà, notre roi a constaté que le monde des vivants avait déjà libéré une quantité excessive de souffles pervers, et qu’une grande part de ce mauvais karma avait été créée par des adolescents encore mineurs. Notre roi a donc fait construire davantage de nouveaux enfers pour punir ces êtres qui enfreignent les préceptes sans être encore arrivés au terme de leur vie. Il espère qu’en capturant ainsi les âmes des vivants pour les punir en enfer, il pourra avertir les humains, effacer leur karma fautif et réduire aussi la durée des châtiments qu’ils devront subir en enfer après leur mort. »
Merci, Monsieur le magistrat, pour ces explications détaillées que vous m’avez données, à moi, Ayu. J’ai encore appris beaucoup de choses. Vraiment, merci !
Lorsque j’arrive à l’enfer des Âmes de l’au-delà et des Fleurs d’épées, je constate qu’il est lui aussi extrêmement vaste. Il s’y trouve beaucoup d’enfants, notamment de pays occidentaux, qui subissent eux aussi des supplices. Ils sont vraiment si nombreux ! Il y en a du Royaume-Uni, des États-Unis, de France, mais aussi de Chine ; bref, on y voit presque toutes les nationalités et tous les groupes humains. 12
[Adaptation non graphique — ZH-L0286] La narratrice voit les agents infernaux traîner au-dehors les esprits de nombreux garçons, qui subissent de terribles supplices au moyen d’instruments ressemblant à des fleurs de fer. Des esprits féminins subissent ensuite des supplices avec de semblables instruments chauffés à blanc. Les détails explicites des violences sexuelles ne sont pas reproduits.