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《阴律无情》

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Merci pour la protection de la puissance du Bouddha ! Je pars sur le lotus blanc !

Amitābha ! Moi, Ayu, je me prosterne devant le magistrat de l’au-delà !

Aujourd’hui, je voudrais demander au magistrat de l’au-delà : « Comment peut-on remédier aux conséquences d’un avortement, et comment envisagez-vous cette question ? »

Le magistrat de l’au-delà dit : « Quelle que soit la raison pour laquelle une grossesse est interrompue chez des parents du monde des vivants, dès lors que l’avortement a eu lieu, le karma de l’acte de tuer est constitué. Le registre de la vie et de la mort tenu en enfer porte déjà la mention de l’année et du mois où ils ont tué un enfant qui n’était pas encore né. À la fin de leur vie, ils entreront dans la grande salle du tribunal de l’au-delà, en enfer, pour être jugés et condamnés. Si, en revanche, l’esprit de l’enfant ne disposait pas lui-même de bénédictions suffisantes pour naître dans le monde humain, ces parents n’auront pas à entrer en enfer pour y être punis. Mais ils doivent tout de même se repentir de leur propre karma et de la pauvreté de leurs bénédictions, qui ne leur ont pas permis d’amener l’enfant au monde. Ils doivent se repentir et dédier les mérites, en souhaitant que l’esprit de l’enfant puisse au plus vite s’élever et renaître dans une voie favorable. Tout est relié par des rapports de cause à effet. Si l’esprit d’un enfant peut entrer dans le sein maternel, c’est qu’il possède avec ses futurs parents d’innombrables liens de causalité et de karma bon ou mauvais issus de vies antérieures. Quant à une mort survenant en cours de grossesse, elle relève d’un karma fixé selon les lois de l’au-delà, qui ne peut être modifié. Elle résulte du fait que l’esprit de l’enfant et ses futurs parents ont tous commis, dans des vies antérieures, des actes de mise à mort d’êtres vivants, de vol et d’inconduite sexuelle. 103

L’avortement est douloureux pour l’esprit de l’enfant. Dans la plupart des cas, quelles que soient les souffrances qu’il a endurées, ses futurs parents devront un jour subir à leur tour les mêmes souffrances. Deux facteurs entraînent en outre un doublement de la durée de la punition. Le premier est un long intervalle de temps : dans ce cas, la durée doit être doublée. Cet intervalle se calcule à partir du moment de l’avortement. Si les futurs parents continuent à ne pas se repentir, font comme si rien ne s’était passé et ne croient pas au cycle des causes et des rétributions karmiques, tandis que l’esprit de l’enfant reste seul à pleurer, à souffrir et à nourrir sa rancœur dans la “Cité des pleurs des victimes de mort injuste”, en enfer, ses souffrances se prolongent sans cesse et sa rancœur s’enracine toujours davantage. Dans certains cas, les futurs parents possèdent de grandes bénédictions dans le monde humain et ne subissent pas immédiatement leur rétribution : il faut attendre que leurs bénédictions soient épuisées. Certains peuvent même ne la subir que dans leur vie suivante ; le délai est alors plus long. Mais les rapports de cause à effet régis par les lois de l’au-delà ne seront jamais troublés par le passage du temps, des époques ou par un changement d’apparence. Ce n’est pas que la rétribution ne viendra pas : son heure n’est simplement pas encore arrivée. La loi de causalité ne comporte pas la moindre erreur. Tout le karma accumulé au fil de ce temps retombera sur les parents qui ont eu recours à l’avortement. C’est pourquoi tous les futurs parents concernés doivent au plus vite faire naître un repentir sincère et affronter ce problème pour le résoudre. Sans cela, ils subiront nécessairement le karma de l’esprit de l’enfant venu réclamer sa dette et n’échapperont pas non plus à l’impitoyable rétribution des lois de l’au-delà.

Le second facteur est la rencontre d’un esprit d’enfant dont l’attachement est particulièrement tenace : la durée de la punition doit alors être doublée. Parmi les parents du monde des vivants ayant eu recours à l’avortement, la faute de la mère est plus lourde, car c’est elle qui prend la décision finale. Beaucoup de mères du monde des vivants ne décident qu’au dernier moment de renoncer à l’avortement ; elles peuvent ainsi accumuler les mérites d’avoir sauvé une vie. Lorsqu’un esprit d’enfant manifeste un attachement tenace, il s’agit le plus souvent d’un enfant venu renaître pour réclamer une dette et qui, malheureusement, connaît à nouveau le sort d’être avorté. Le lien karmique néfaste devient alors très profond. Autrement dit, la rancœur était déjà très forte au moment où il entrait dans le sein maternel ; les souffrances et la rancœur causées par l’avortement viennent encore s’y ajouter. Ce lien néfaste est alors si profond que la durée du châtiment doit être doublée.

Il existe deux moyens de remédier aux conséquences d’un avortement. L’un repose sur une force intérieure : dénouer ce lien par la force d’un repentir sincère dans le cœur et les pensées. L’autre repose sur une force extérieure : accumuler des bénédictions et faire le bien pour atténuer peu à peu la rancœur de l’esprit de l’enfant envers cet événement. Seuls ces deux moyens permettent une réparation. Quant au temps nécessaire dans chaque cas, on ne peut le déterminer de façon générale. Bien entendu, plus les avortements sont nombreux, plus le temps nécessaire sera relativement long, car chaque avortement noue un lien karmique néfaste avec l’esprit d’un enfant. La profondeur de ce lien dépend du karma qui unissait déjà les futurs parents à cet esprit dans leurs vies antérieures. Si leur lien était favorable, la situation est un peu meilleure : l’enfant venait rendre un bienfait, et les difficultés futures seront naturellement moindres. Mais les souffrances que lui cause l’avortement transforment ce lien initialement favorable en lien néfaste. Si le lien était déjà néfaste, l’avortement ne fait qu’aggraver les choses et enraciner davantage la rancœur. Chaque avortement inflige d’immenses souffrances à l’esprit de l’enfant. Leur intensité varie d’un cas à l’autre, mais elle augmente généralement avec la taille du fœtus : plus le fœtus est grand, plus les souffrances sont grandes et plus la rancœur est forte. 104

Le karma de l’avortement se forme de multiples manières. Actuellement, la plupart des esprits d’enfants victimes d’avortement le sont à la suite d’actes d’inconduite sexuelle : c’est là que réside le grave problème. Toutes les personnes impliquées dans le karma d’un avortement — les futurs parents, les médecins et ceux dont les incitations ont conduit autrui à un avortement effectif — doivent subir une rétribution en enfer. Lorsqu’un enfant a été avorté, il faut examiner l’intensité de la rancœur et de l’attachement de son esprit. Mais, quelle qu’en soit la profondeur, le lien néfaste est déjà noué. C’est à celui qui a attaché la clochette de la détacher. Quelle qu’ait été la raison de l’avortement, les futurs parents du monde des vivants doivent éprouver une profonde honte de leur faute. Après l’avortement, ils doivent chaque jour demander pardon à l’esprit de l’enfant avec la plus grande sincérité, afin d’atténuer sa rancœur. Puisqu’il est un esprit, il possède la faculté de lire les pensées d’autrui et peut connaître celles de ses parents dans le monde des vivants. Il faut donc absolument être sincère. S’il ne s’agit que d’une formalité mécanique, sans repentir véritable, cela ne sert à rien. Il faut le faire chaque jour avec la plus grande sincérité, avec un cœur véritablement sincère et fervent. Au début, diverses sensations pénibles peuvent apparaître. Les plus courantes sont les maux de tête, les douleurs à la poitrine, aux mains et aux pieds, les douleurs lombaires et dorsales, la tension émotionnelle, et bien d’autres encore, qu’il est impossible d’énumérer et qui varient selon les personnes. Une petite partie des futurs parents du monde des vivants doivent endurer des douleurs physiques particulières, selon le karma qui les lie à l’esprit de l’enfant. Les douleurs que je viens de décrire sont celles que connaissent généralement tous les futurs parents concernés. Certains les éprouvent toutes. Chez d’autres, le karma de l’avortement n’est pas très lourd : ils n’ont pas avorté intentionnellement, mais la grossesse s’est interrompue parce que le fœtus ne possédait pas lui-même les bénédictions nécessaires pour naître dans le monde humain. Leur situation sera relativement meilleure, mais ils doivent eux aussi se repentir pour permettre à l’esprit de l’enfant de s’élever au plus vite. Car les esprits des enfants qui se trouvent en enfer demeurent depuis leur avortement dans la “Cité des pleurs des victimes de mort injuste”. Tristes et furieux, ils attendent que le roi Yan les juge au plus vite et autorise la délivrance des laissez-passer jaunes de l’au-delà. Dès qu’ils reçoivent ces laissez-passer, ils peuvent venir se venger dans le monde humain. À ce moment-là, la chance des futurs parents décline nécessairement sur tous les plans, et toutes sortes d’obstacles apparaissent dans leur travail, leur carrière, leur santé, leurs relations avec autrui, et ainsi de suite. C’est aussi parce que tant de futurs parents ont recours chaque jour à l’avortement que de nombreuses maladies apparaissent dans le monde des vivants : par exemple, les migraines que des traitements répétés ne guérissent pas, diverses maladies gynécologiques tenaces, les maladies sexuellement transmissibles, les troubles psychotiques, et ainsi de suite. Toutes sont provoquées par l’avortement. Ces maladies ne peuvent être résolues que par la force d’un repentir sincère, la pratique du bien et l’accumulation de mérites. Sans cela, on ne fait que gaspiller de l’argent, du temps et les traitements du monde humain ; il se peut même que le problème ne soit pas résolu de toute une vie et que ce karma inachevé se prolonge dans la suivante. La réparation doit se faire dans le cœur et les pensées. Les intentions qui naissent en chacun sont extrêmement importantes : une seule pensée humaine suffit à traverser le temps et l’espace et à faire advenir des événements bons ou mauvais. Retenez bien qu’après un avortement, il faut se repentir soi-même, et non payer quelqu’un pour se repentir et réciter des sūtras à sa place. Dans le monde des vivants, il existe de nombreux lieux où l’on rend un culte aux esprits des enfants. En réalité, la plupart sont sans effet et ne font que gaspiller de l’argent. 105

Les futurs parents ayant eu recours à l’avortement doivent, d’une part, exprimer chaque jour leur repentir à l’esprit de l’enfant avec la plus grande sincérité et, d’autre part, réciter eux-mêmes le Sūtra de Kṣitigarbha ou d’autres sūtras bouddhiques. Si leurs moyens le permettent, ils doivent libérer davantage d’êtres vivants et dédier les mérites à l’esprit de l’enfant. L’avortement est un acte qui tue ; il accumule du mauvais karma et attire la souffrance. Après un avortement, toute future mère éprouve nécessairement au fond d’elle-même un sentiment de culpabilité diffus. Ce sentiment est causé par le karma de l’avortement ; il faut, par la force du repentir dans le cœur et les pensées, obtenir le pardon de l’esprit de l’enfant pour l’effacer et le résoudre. Certaines futures mères diront peut-être qu’elles ne l’éprouvent pas. En réalité, ce sentiment n’est pas absent : leurs habitudes et leurs afflictions sont simplement trop grossières et trop lourdes ; autrement dit, leurs obstacles karmiques sont si pesants qu’ils en masquent la perception. Libérer des êtres vivants, au contraire, sauve des vies et attire des circonstances heureuses. Les êtres ainsi libérés sont heureux et reconnaissants, ce qui permet aussi de nouer des liens karmiques favorables. Il faut libérer des êtres vivants et en dédier les mérites aux esprits des enfants, pour qu’ils quittent au plus vite la souffrance, trouvent le bonheur et s’élèvent vers la Terre pure. 106 107

L’au-delà accorde lui aussi de l’importance aux moyens de remédier aux conséquences d’un avortement. Le monde des vivants est aujourd’hui entré dans une époque d’égarement et de désordre liés à l’inconduite sexuelle, et l’avortement, conséquence de cette inconduite, est devenu chose courante chez les jeunes. C’est précisément parce que les souffles pervers de l’inconduite sexuelle et les souffles de rancœur causés par l’avortement emplissent le monde humain qu’ils perturbent gravement l’équilibre de la nature et attireront inévitablement des catastrophes naturelles et des malheurs d’origine humaine.

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