Tous les êtres ont leur lieu d’origine dans le monde céleste. Vous avez maintenant été transférés sur les registres du monde humain ; ceux qui sont tombés dans les enfers ont eux aussi été transférés sur d’autres registres. Les enfers ressemblent à une prison qui retient les êtres. Lorsqu’ils se repentent sincèrement et corrigent leurs fautes, ils retournent au monde céleste. Dans le titre Les lois inflexibles de l’au-delà, « au-delà » désigne le monde souterrain, et « lois » renvoie aux préceptes bouddhiques ainsi qu’aux lois du Ciel, de la Terre et des hommes. Si les êtres humains enfreignent les préceptes ou les lois, ils tomberont nécessairement dans les enfers de l’au-delà pour y subir l’inflexible rétribution qui leur est due. Ainsi, ceux qui font le bien de leur vivant ne tomberont certainement pas ; envers ceux qui commettent de mauvaises actions, les lois de l’au-delà seront assurément inflexibles. Pour éviter leurs conséquences, chacun doit faire le bien, purifier son cœur et pratiquer la Voie. La vie pourra alors assurément s’élever jusqu’au monde céleste.
J’ai chargé des êtres célestes de te protéger pendant que tu écris ce précieux livre, Les lois inflexibles de l’au-delà. Je souhaite qu’il soit publié et largement diffusé dans le monde humain au plus vite, qu’il purifie les cœurs et que tous les êtres puissent retourner en temps voulu dans leur patrie céleste.
Si des personnes vivantes, après avoir lu ce précieux livre, le réimpriment et le diffusent de proche en proche, j’enverrai à chacune des êtres célestes avec lesquels elle a une affinité pour l’aider à réaliser tous ses bons souhaits. J’espère que les êtres comprendront pleinement mon intention ! Shangguan Yuhua, mange ce fruit ! »
Je le reçois joyeusement des deux mains, mais ne le mange pas. Je me demande quel cadeau je pourrais offrir à l’Empereur céleste.
J’entends alors l’Empereur céleste demander : « Pourquoi ne le manges-tu pas ? »
Je réponds avec reconnaissance : « J’aimerais rapporter dans le monde humain ce présent de l’Empereur céleste pour que mon vieux père puisse le manger ! »
L’Empereur céleste dit : « Ta piété filiale est louable, mais ton père n’a pas encore acquis assez de bénédictions pour manger ce fruit. Mange donc toi-même ce fruit céleste ! Pour moi, le plus beau cadeau serait que tu écrives bien Les lois inflexibles de l’au-delà et que tu le diffuses dans le monde humain ! »
Je mange donc ce fruit céleste avec gratitude. Il a l’air frais et juteux ; après l’avoir mangé, je garde en bouche une douceur pure, et tout mon être se sent léger et à l’aise. Dans le monde humain, je n’ai vraiment jamais goûté un fruit aussi pur et délicieux ! Le corps d’Ayu se remplit aussitôt d’énergie ! À mon retour, je devrai rédiger avec soin ce que j’ai vu et entendu. Je remercie l’Empereur céleste de sa sollicitude.
« Amitābha ! Shangguan Yuhua, votre humble sujette, remercie respectueusement l’Empereur céleste ! Je prends congé de vous ! »
Le magistrat de l’au-delà peut enfin commencer son travail : je lui ai pris beaucoup de temps.