Si certains êtres sensibles ont un karma noir si lourd qu’ils ne réunissent pas encore les différentes causes et conditions nécessaires à l’observance des préceptes, qu’ils ne s’inquiètent pas et ne se découragent pas : sans un karma lourd, on ne naîtrait pas dans le monde Sahā. Qu’ils prennent d’abord la résolution de se repentir de leur karma noir passé, puis fassent le vœu d’avoir, de vie en vie, la ferme volonté nécessaire pour observer les préceptes. S’ils y ajoutent la récitation du nom du Bouddha, une alimentation végétarienne et la pratique assidue de toutes sortes de bonnes actions, la qualité de leurs vies futures s’améliorera assurément peu à peu. Seule cette méthode permet d’éliminer réellement et complètement le mauvais karma, de quitter pour toujours la souffrance et d’avancer progressivement vers un avenir lumineux.
Les êtres sensibles qui ont l’occasion de lire ce texte ont tous accumulé certaines bénédictions dans le passé. À ceux qui pourront le reproduire et le faire connaître, l’au-delà comptera deux bonnes actions ; à ceux qui se corrigeront seulement eux-mêmes, il en comptera aussi une.
Bien ! Ce soir, moi, Chenghuang, j’ai expliqué clairement les principes concernant les mauvais vœux. Il se fait tard, et l’aube approche aussi dans le monde des vivants. Ayu, rentrez au plus vite pour bien rédiger ce texte. À l’avenir, si vous en avez besoin, vous serez toujours la bienvenue. »
Ayu : « Très bien ! Je me prosterne devant Chenghuang ! Merci, Chenghuang ! Je me prosterne devant le magistrat ! Merci, monsieur le magistrat ! Ayu rentre maintenant. Hommage au bouddha Amitābha ! »
Je rentre chez moi sur le lotus blanc !
Les peines de l’au-delà pour les fautes sexuelles
De tout temps, parmi les mauvaises actions, les fautes sexuelles sont les plus graves. Ces fautes sont déjà très lourdes dans le monde des vivants, et leur châtiment dans l’au-delà plus rigoureux encore. Les peines étant extrêmement nombreuses, nous en rassemblons ici les principaux points. Que tous ceux qui lisent ce texte se tiennent en garde et s’efforcent de bien agir.
Ceux qui commettent l’inceste sont enfermés pour toujours en enfer. S’ils ont causé la mort de quelqu’un, ils meurent foudroyés. Ceux qui outragent sexuellement un cadavre encourent la même peine. Ceux qui ont déjà été punis dans le monde des vivants sont tous exemptés du châtiment de la foudre. Des actes de loyauté ou de piété filiale peuvent compenser quatre dixièmes de la peine. Quinze cents grandes bonnes actions, c’est-à-dire mille cinq cents bonnes actions, en compensent également quatre dixièmes.
Violer une veuve : le coupable reste sans descendance dans cette vie, souffre en enfer pendant cinq cents cycles, renaît sous forme d’insectes et de fourmis pendant cinq cents autres cycles, puis d’oiseaux et de bêtes pendant cinq cents autres cycles. Redevenu humain, il a une existence de prostituée. S’il a déjà été puni dans le monde des vivants, cent cycles lui sont remis. S’il a causé la mort de quelqu’un, sa peine est aggravée de cinq degrés. Des actes de loyauté ou de piété filiale peuvent compenser la moitié de la peine ; cinq cents grandes bonnes actions en compensent également la moitié.
Obtenir par séduction une relation sexuelle avec une veuve : le coupable reste sans descendance pendant deux vies. Chacune des peines énumérées plus haut compte quatre cents cycles, c’est-à-dire qu’il souffre en enfer, puis existe sous forme d’insectes et de fourmis, puis d’oiseaux et de bêtes, chaque fois pendant quatre cents cycles. Redevenu humain, il a une existence marquée par le handicap. S’il a déjà été puni dans le monde des vivants, quatre-vingts cycles lui sont remis. S’il a causé la mort de quelqu’un, sa peine est aggravée de quatre degrés. Des actes de loyauté ou de piété filiale peuvent compenser sept dixièmes de la peine ; cinq cents bonnes actions de degré moyen en compensent également sept dixièmes. 47