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《阴律无情》

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Amitābha ! Moi, Ayu, je salue le magistrat de l’au-delà, les paumes jointes !

Aujourd’hui, je voudrais demander au magistrat de l’au-delà quelles rétributions attendent les médecins qui pratiquent des avortements sur autrui.

Le magistrat de l’au-delà dit : « Il y a 70 ans, les médecins pratiquant des avortements devaient seulement passer 1 000 ans dans l’enfer des Hurlements, 1 000 ans dans l’enfer des Feuilles de sabre, 1 000 ans dans l’enfer du Supplice du cœur, 1 000 ans dans l’enfer des Glaces et 1 000 ans dans l’enfer des Yeux criblés de traits. Il leur fallait attendre que tous les esprits des enfants auxquels ils avaient fait du mal aient réussi à renaître dans le monde humain pour pouvoir échapper aux souffrances de l’enfer. Il fallait ensuite examiner dans quelle mesure leur nature spirituelle s’était rétablie avant de décider quand ils pourraient renaître dans le monde humain. Une fois redevenus humains, ils avaient une vie courte et de nombreuses maladies. Ils souffraient généralement d’engourdissements aux épaules, au cou, aux mains, aux pieds et dans d’autres parties du corps, de nervosité, de maux de tête, de douleurs lombaires et dorsales, d’épilepsie, de rhinite chronique, de diverses maladies gynécologiques, d’une incapacité à consommer le mariage, de cancer du sein, de cancer de l’utérus, de mictions nocturnes, et ainsi de suite. Il est impossible d’énumérer d’un seul coup tous leurs symptômes. En somme, quelles que soient les souffrances que ces médecins avaient fait subir aux esprits des enfants lors des avortements, ils devaient nécessairement les subir à leur tour sous forme de maladies lorsqu’ils renaissaient comme humains. Les médicaments du monde humain ne pouvaient les guérir ; seule la disparition de ce karma permettait la guérison. Telles étaient, il y a 70 ans, les rétributions des médecins qui pratiquaient des avortements sur autrui.

De nos jours, dans le monde des vivants, les médecins qui pratiquent des avortements subissent déjà de leur vivant une réduction de leurs bénédictions et de leur durée de vie sur tous les plans ; leur chance dans la vie familiale, professionnelle et financière diminue entièrement. Les premiers symptômes sont des maux de tête, des douleurs lombaires et dorsales, aux épaules et aux mains. À la fin de leur vie, ils doivent d’abord entrer dans l’enfer du Fracassement pour y subir leur rétribution pendant 100 000 ans, puis être envoyés dans chacun des enfers que je viens de citer pour y être punis. Aujourd’hui, les médecins qui pratiquent des avortements sur autrui tuent chaque jour en grand nombre, et les vies concernées sont nombreuses. De plus, les instruments employés actuellement pour les avortements causent aux esprits des enfants des blessures et des séquelles plus graves qu’autrefois. C’est pourquoi les médecins qui pratiquent aujourd’hui des avortements sèment aussi un mauvais karma plus lourd.

En réalité, il arrive aussi très souvent que ces futurs parents connaissent des troubles causés par les esprits, parce que l’avortement a suscité de la rancœur chez les esprits des enfants. Ceux que tu as vus auparavant, tenant des laissez-passer jaunes, sortaient tous pour aller trouver leurs futurs parents et assouvir leur rancœur : c’est ce qu’on appelle les troubles causés par les esprits. Quant aux malheurs qui surviennent, ils peuvent prendre des formes très diverses : dans les cas les moins graves, une possession entraîne une maladie de longue durée et la prise de médicaments ; dans les cas les plus graves, la vie est en danger, et ainsi de suite. En outre, beaucoup de ces enfants étaient à l’origine des ancêtres venus renaître dans leur propre famille. 102

Ayu, va maintenant visiter l’“enfer du Fracassement” ! À ton retour, décris-le en détail pour mettre les gens du monde en garde ! »

Très bien ! Merci, magistrat de l’au-delà ! Je me rends aussitôt dans l’« enfer du Fracassement ».

Je remarque que tous les enfers ont un trait commun : avant même d’en franchir l’entrée, on entend des hurlements de douleur et des gémissements assourdissants. C’est une caractéristique immuable de l’enfer. Dire que les pires souffrances se trouvent en enfer n’a donc rien d’exagéré. Surtout, n’y venez jamais. Je vois alors des esprits féminins que de nombreux yakṣas poussent dans de tout petits trous ronds en fer, rouges et remplis d’une puanteur de sang, à raison d’un trou par personne. Ces trous sont si petits que, même en les y poussant de force, le corps de ces femmes ne peut absolument pas y entrer ! Elles se retournent et tentent de fuir, mais en vain. Les yakṣas sont féroces ! Poussant de grands cris de colère, ils embrochent les esprits féminins avec les fourches pointues qu’ils tiennent et les enfoncent de force dans les trous de fer. Les femmes saignent de tout leur corps, leurs mains et leurs pieds sont brisés, et elles finissent par y entrer entièrement. Ensuite, les yakṣas donnent un coup d’éventail vers les trous ; les femmes semblent n’avoir rien subi, et leur corps retrouve toute son intégrité. Les yakṣas sortent alors des crochets en forme de couteaux pointus pour les tirer hors des trous. Les femmes poussent des hurlements déchirants de douleur : il leur est absolument impossible de sortir. Les yakṣas prennent ensuite des ciseaux et les découpent morceau par morceau ; le sang couvre le sol. Quand toutes les parties du corps ont été sorties, ils les rassemblent au moyen de ventouses, et les femmes reviennent à la vie. Le cycle recommence, et ce supplice douloureux se poursuit. Ah ! C’est vraiment trop atroce. Je ne veux plus continuer à regarder ; c’est vraiment trop douloureux ! Amitābha ! Ne faites jamais de mal à autrui. C’est on ne sait combien de centaines ou de milliers de fois plus douloureux qu’un accouchement !

Merci pour votre peine, magistrat de l’au-delà. Moi, Ayu, je vous salue les paumes jointes ! Je repars sur le lotus blanc.

23/ Mon enfant, ne pleure pas — Le magistrat de l’au-delà explique en détail comment remédier aux conséquences d’un avortement

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