Je dis : « Kṣitigarbha accomplit véritablement son vœu de ne pas devenir bouddha tant que les enfers ne seront pas vides. Comme j’aimerais vous suivre pour apprendre auprès de vous ! »
Ayu exprime sa gratitude infinie à Kṣitigarbha pour son enseignement et son accompagnement !
Moi, votre disciple Ayu, je me prosterne de tout cœur devant mon protecteur d’immense bienveillance, qui délivre des souffrances par les dix roues et apporte ses bienfaits au monde des morts comme à celui des vivants, Kṣitigarbha, bodhisattva mahāsattva de grande sainteté, de grande bienveillance et de grands vœux ! 129
Je repars sur le lotus blanc.
32/ Le magistrat de l’au-delà dit : « La Vierge Marie est une manifestation d’Avalokiteśvara » — Avalokiteśvara parcourt les enfers pour secourir les êtres souffrants
Gratitude pour le soutien de la puissance du Bouddha ! Je pars sur le lotus blanc !
Amitābha ! Ayu joint les paumes devant le magistrat de l’au-delà !
« Monsieur le magistrat ! Ayu aimerait vous demander si, en dehors de Kṣitigarbha qui demeure souvent dans les enfers, d’autres êtres saints y viennent secourir ceux qui souffrent. »
Le magistrat de l’au-delà dit : « Oui ! Il y a aussi Avalokiteśvara, Mañjuśrī, le bouddha Amitābha, le Bouddha de Médecine et d’autres encore. Bien qu’Avalokiteśvara, Mañjuśrī, Kṣitigarbha et d’autres se manifestent sous des formes de bodhisattvas, ils possèdent déjà pleinement les mérites des bouddhas et ne diffèrent en rien d’eux. Comme on dit : “Quand un bouddha apparaît dans le monde, mille bouddhas le soutiennent.”
Avalokiteśvara a atteint la bouddhéité il y a des kalpas très lointains, sous le nom de Tathāgata de la Clarté du Dharma véritable. Mañjuśrī est la mère des sept bouddhas. Parmi les bouddhas et les bodhisattvas, personne n’est premier ni deuxième : tous sont égaux, leurs lumières s’éclairent mutuellement et se répondent. Les bouddhas sont la sagesse supérieure la plus pure et les corps de lumière les plus élevés de l’univers. Ils possèdent de grands pouvoirs spirituels : rien ne leur est impossible et rien ne leur est inconnu. Tous partagent la même grande bienveillance inconditionnelle et la même grande compassion fondée sur l’unité avec tous les êtres. Cette grande bienveillance inconditionnelle et cette grande compassion fondée sur l’unité signifient que la sagesse et les sentiments du Bouddha demeurent toujours dans le plus haut équilibre, se fondent l’un dans l’autre et agissent ensemble. La bonté qui s’exprime ainsi par l’exercice conjoint de la compassion et de la sagesse est impartiale. Elle ne distingue ni ennemis ni proches, ni races ni confessions. Même les animaux et les végétaux dont la vie est fragile et brève bénéficient également de cette compassion et de cette délivrance. Voilà ce qui distingue les bouddhas des humains. Les humains sont incapables d’atteindre ce haut équilibre entre sagesse et sentiments ; c’est pourquoi ils ne peuvent venir dans les enfers délivrer les êtres, tandis que les bouddhas peuvent s’y rendre à tout moment. 130